PRESENTATION DE MONSEIGNEUR Frédéric FUZET 1839-1915 Archevêque de ROUEN
Etudes au séminaire de Nîmes où il est
ordonné prêtre à la cathédrale le 21 mai 1864. Dans un premier temps, il est
nommé à Notre Dame des Pommiers à Beaucaire, puis à la cathédrale de
Nîmes. A partir de là, son parcours ecclésiastique va devenir
remarquable. En 1869, il prépare avec succès sa thèse de doctorat en théologie
sur les jansénistes et leur dernier historien, Sainte-Beuve. Dès 1876, il est
nommé secrétaire général de l'université de Lille et professeur d'histoire
ecclésiastique. Après avoir exercé la charge de plusieurs paroisses, dont celle
de Génolhac, il est nommé curé doyen de Villeneuve lez Avignon. Il fait
effectuer des fouilles dans l'église de l'ancienne chartreuse, dévastée à la
Révolution. Il y retrouve notamment la dépouille d'Armand de Bourbon-Conti
(1629-1666). Ce prince du sang, frondeur notoire (il est le frère de la
duchesse de Longueville et du prince de Condé), est également le premier
protecteur officiel de Molière, avant de rejoindre le mouvement janséniste. En octobre
1887, il est nommé évêque de Saint Denis de La Réunion. Ses détracteurs
disent de lui qu'il a la « fièvre violette », c'est-à-dire
qu'il cherche à tout prix à devenir CARDINAL... Il est distingué dans
l'ordre de chevalier de la Légion d'Honneur et, en 1899 il est nommé archevêque
de Rouen. Il exercera cette fonction jusqu'à sa mort en 1915 à l'âge de 76 ans.
Ses obsèques seront présidées par l'archevêque de Paris, le cardinal Amette. Il
est inhumé dans la cathédrale de Rouen, dans la chapelle Jeanne d'Arc.
Portrait de MGR FUZET à LAUDUN
. Rappelons le contexte d'AIGUEZE :
Mgr FUZET fils d'Eléonore ROMANET d'AIGUEZE s'est montré
particulièrement généreux pour le village natal de sa mère. C'est ainsi
qu'AIGUEZE lui doit les travaux de mise en valeur de l’Eglise et du clocher
terminés en 1910, la mise en valeur de la Place du jeu de Paume
(agrandissement, plantation d’arbres, rénovation en style « médiéval »
des constructions voisines (dont le château de sa mère Eléonore ROMANET)
l’offre (en vain) du bâtiment lui appartenant et dont il voulait faire la
mairie avec un vitrail Jeanne d’Arc sous les traits de Marianne et la
République, le don d’un Marianne imposante dans la salle de l’actuel conseil
municipal.
GENEALOGIE d' Antoine Frédéric Auguste FUZET
• Né
le 1er avril 1812 (mercredi) - Barjac, 30, Gard, Languedoc-Roussillon, France
Parents
• Frédéric
Louis Auguste Christophe FUZET né en 1788
• Marie
Anne Sophie GRIOLET née en1787
Union(s) et enfant(s)
• Marié le
14 janvier 1835 (mercredi), Aiguèze, 30, Gard, Languedoc-Roussillon, France,
avec Marie Eléonore ROMANET 1806- (Parents : François ROMANET 1768- &
Marianne-Mélanie BONNEFOND 1771-) dont
o Frédéric
Marie FUZET 1835-
o Marie
Rosalie Sophie FUZET 1836-
o Marie
Mélanie Françoise FUZET 1838-1923
o Edmond
Frédéric FUZET 1839-1915
o Antoine
FUZET 1842-1913
Frères et sœurs
o Sophie
Victoire FUZET 1809-1810
GENEALOGIE DE SA MERE : Marie Eléonore ROMANET
• Née le 27
juin 1806 (vendredi) - Aiguèze, 30, Gard, Languedoc-Roussillon, France
•
Parents
• François
ROMANET 1768
• Marianne-Mélanie
BONNEFOND 1771
Union(s) et enfant(s)
• Mariée le
14 janvier 1835 (mercredi), Aiguèze, 30, Gard, Languedoc-Roussillon, France,
avec Antoine Frédéric Auguste FUZET 1812- (Parents : Frédéric Louis Auguste
Christophe FUZET 1788- & Marie Anne Sophie GRIOLET 1787-) dont
o Frédéric
Marie FUZET 1835-
o Marie
Rosalie Sophie FUZET 1836-
o Marie
Mélanie Françoise FUZET 1838-1923
o Edmond
Frédéric FUZET 1839-1915
o Antoine
FUZET 1842-1913
Frères et sœurs
o François
ROMANET †1878/
o André
Basile ROMANET †1840/
o Lacroix
ROMANET
o Casimir
ROMANET
• Félicité
ROMANET
o Ne
ROMANET
Frédéric Marie FUZET
• Né le 1er
novembre 1835 (dimanche) - Bessas, 07033, Ardèche, Rhône-Alpes, France
• Parents
• Marie
Eléonore ROMANET 1806-
Frères et sœurs
o Marie
Rosalie Sophie FUZET 1836-
o Marie
Mélanie Françoise FUZET 1838-1923
o Edmond
Frédéric FUZET 1839-1915
o Antoine
FUZET 1842-1913
BIOGRAPHIE et PARCOURS DE Mgr FUZET : travail de Robert FRUTON.
8/11/1839 : naissance à LAUDUN, à la ferme de Bauvert.
Baptême à l’Église de CONNAUX
1864 : ordination sacerdotale
IL propose de céder son local place de l'Eglise en face de sa maison pour y établir la Mairie : pour celà il sollicite l'autorisation d'ouvrir un passage direct au dessus de la ruelle qui sépare sa maison de cette nouvelle salle de mairie. Par décision du 5 FEVRIER 1910 Joseph THOMAS AUTORISE Mgr FUZET A OUVRIR UN PASSAGE DIRECT DE SA MAISON AU LOCAL LUI APPARTENANT QU'IL DONNE COMME MAIRIE
A noter que l'installation de la mairie dans ce local n'a jamais été finalisée j'aurais bien aimé en tant que Maire "communaliser" ce bâtiment qui avait un cachet digne de notre village !
Les deux autres vitraux de cette salle représentent la JUSTICE et LA PAIX qui "doivent guider les délibérations du conseil municipal".
une invitation à la JUSTICE lors des délibérations du conseil municipal.
LA grille que comptait installer Mgr FUZET pour aller de sa maison à la salle de la Mairie a été retrouvée et installée au fond du cimetière :
C'est pour sécuriser ce passage aérien entre ses appartements (à gauche) et la
salle qu'il offrait à la municipalité que Mgr FUZET avait fait fabriquer cette
grille . On voit la porte d'accès à la salle municipale qui a été bouchée.
C’est donc ici qu'il comptait installer cette passerelle qui
a été retrouvée dans la cave de ce bâtiment (installée maintenant par la municipalité pour sécuriser le cimetière coté Ardéche.)
portrait à St EMETERY : La Maison d’Accueil
"Saint-Emétery" qu'il a achetée en 1895 est implantée sur la commune
de Chusclan. à 6 km de Bagnols-sur-Cèze
Buste sur la Place du village à AIGUEZE et le même dans sa
chapelle privée
EN HOMMAGE A Mgr FUZET MECENE DE NOTRE VILLAGE , CE TEXTE BIOGRAPHIQUE : LA VIE
DE Mgr FUZET PAR Robert FRUTON :
"Mgr FUZET a eu pour mère Eléonore ROMANET précisément
la fille du maire d'AIGUEZE (1830).
Elle a passé toute sa jeunesse dans la demeure familiale où
elle est née. Elle s’y est mariée avant de s’installer avec son mari à LAUDUN
près de BAGNOLS SUR CEZE
A la mort de son père elle a hérité de la maison et le jeune
Frédéric né à LAUDUN en 1839 y est venu souvent dans sa plus tendre enfance.
Hélas en 1848 c’est la ruine du père et il faut vendre la maison d’AIGUEZE ce
qui sera un crève-cœur pour Eléonore et pour le fils aîné Frédéric.
Ce profond attachement à Aiguèze, village d’origine de sa famille maternelle s’est manifesté par le rachat (par Frédéric FUZET) de la maison maternelle Romanet en 1907.
Dès lors ce digne prélat commença à s’occuper avec constance de ce village dont il était issu et il entreprit d’aider ses concitoyens à le rendre plus vivable, en un mot à le moderniser. Visionnaire il avait déjà compris qu’AIGUEZE deviendrait un site visité par un nombre considérable de « touristes ».
Ce qui est certain, c’est que ses idées n’étaient pas
toujours bien vues ni de son clergé, ni de ses fidèles, ni même de Rome après
la mort de Léon XIII. Mais ses vues sur bien des sujets, à propos de al
formation des prêtres, du mouvement social catholique du SILLON fondé par Marc
Sangnier, de l’action Française, des associations cultuelles, étaient
prémonitoires.
Cet ancien secrétaire général de la faculté catholique de
Lille, ce théologien remarquable, ce fin lettré fut aussi un administrateur et
un bâtisseur… "
SON PORTRAIT et ses armes
Son buste : le même mais en meilleur état que celui sur la place du village (celui-là n'a jamais reçu de boule de pétanque sur le nez !).

Mgr FUZET une personnalité moderne et d'avant garde qui ne craint pas d'affirmer ses convictions. Une personnalité efficace qui se donne les moyens d'avancer (par exemple par la création du "denier de l'Eglise"
Mgr Fuzet, fin lettré, docteur en théologie , fut avant tout un prêtre aux vues très larges, soucieux du fossé qui se creusait entre l’Eglise et le monde du travail. Il a été une personnalité religieuse très importante, en avance sur son temps qu’il a marqué de son action ; en se proclamant Républicain très jeune, il a pris ses contemporains à contre-pied car comment pouvait-on être républicain et prêtre en même temps ? Au moment où l’Eglise se remettait encore très mal des massacres des religieux pendant la Révolution suivis de fusillades de prêtres lors de la Commune de Paris, certains trouvaient cette attitude parfaitement scandaleuse.
Rome sous l’impulsion de Léon XIII prône le ralliement à la République et en 1890 le nomme évêque de la Réunion, puis de Beauvais et enfin en 1899 archevêque de Rouen. Dans chacune de ses fonctions, il a rencontré de terribles oppositions. On l’a même accusé d’être Franc-maçon. Bien qu’il ait fait justice de cette accusation, elle le poursuivra toute sa vie et il en souffrira beaucoup. Même encore maintenant Mgr Fuzet sent un peu le soufre.
Sa hiérarchie ne lui a pas pardonné son attitude déférente vis à vis du Président de la république en visite à Beauvais, ni sa soumission aux différentes lois du gouvernement républicain qui, sur une dizaine d’années, ont conduit à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Au cours de cette période difficile, Mgr Fuzet a toujours prôné le dialogue lorsqu’il était possible, estimant que l’intransigeance de certains milieux religieux ne faisait qu’augmenter l’anticléricalisme ; il recherchait la voie médiane mais il n‘a pas toujours été suivi. En application de la loi de décembre 1905, l’Etat ne soutient et ne rémunère aucun culte. Les religieux ne reçoivent donc aucune subvention des pouvoirs publics, c’est le cas des prêtres, mais aussi des pasteurs et des rabbins. Malgré les exhortations de notre archevêque et, contrairement aux autres religions, Rome avait refusé de constituer les associations cultuelles prévues par la loi pour recevoir et gérer les biens de l’Eglise. Aussi, à l’expiration du délai d’un an prévu par les textes, l’Eglise s’est retrouvée sans rien, ni bâtiment, ni ressource, ni lieu de culte. Plutôt que de polémiquer inutilement, Mgr Fuzet voulait être efficace. Très vite, une loi à laquelle il n’est probablement pas étranger, a rouvert les églises au culte ; c’est lui qui, dans une lettre pastorale aux fidèles du diocèse de Rouen, a expliqué la nouvelle situation et précisé que ceux qui se disent catholiques devaient aider l’Eglise à survivre et à vivre, en lui versant I% de leurs revenus. Cette lettre a été reproduite de nombreuses fois dans toute la France et elle est à la base de la collecte pour le « denier de l’Eglise » pratiquée encore aujourd’hui, car la situation n’a pas changé.
UNE CHAPELLE SURPLOMBANT L'ARDECHE AU NORD DU VILLAGE.

















































